27 juin 2007

Gavrix est dans la course

Cher lectorat délaissé!

Gavrix ne vous a pas oubliés et vous a préparé un nouvel épisode de Groins&Noeuds story! Il s'agit du récit du jogging de Gavrix, rédigé dans le cadre du concours Run and Blog, organisé par Fred de Mai et je ne sais plus qui d'autre.

Voici quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche:


Ce matin-là Gavrix, l’attitude victorieuse et la face réjouie, avait décidé de s’attaquer au running. Ayant revêtu son accoutrement d’athlète dernier cri, G. descendit dans la rue et démarra sa course par une série de cavalcades effrénées, qui eurent pour résultat de réveiller les habitants ailés de la rue.

Une fois ses esprits retrouvés, Gavrix se redressa en se rappelant d’avoir omis un détail très important. Il manquait l’accessoire indispensable à tout runner qui se respecte, l’accoutrement suprême qui distingue les sportifs sérieux et concentrés des amateurs.

Etc, etc..... Le basset sera aussi de la partie. Alors, pour connaître le terrible sort qui lui a été réservé, je vous invite donc à aller lire "G-running : où il est question de basset, d’admirateurs et de pot-de-vin" .

Pour les plumes qui me lisent, il est encore temps de participer au concours! Dépêchez-vous tout de même car vous n'avez que jusqu'au 30 juin.

RunandBlog
Recommandé par des Influenceurs

23 juin 2007

Un perroquet envolé va-t-il revenir ?

Cette question quelque peu triste est apparue dans les recherches effectuées par les blogonautes atterrissant sur Groins et Nœuds.

Emanant certainement d’un bambin internaute, la question a retenu l’attention de Gavrix. Telle une fusée de détresse envoyée dans le vide... Internet est apparu comme le nouveau confident virtuel qui recueille les questions qu’on n’ose pas poser ou qui n’ont obtenu aucune réponse dans la vie réelle. Internet comme un recueil d’expériences abandonnées avec négligence aux plus inexpérimentés.

Trouvera-t-il les bonnes réponses ?

On en était à ce stade de ses tristes réflexions quand Gavrix a machinalement tapé la même question dans le moteur de recherche. Et là, contrairement à ce que Gavrix pensait, de nombreux sites avec conseils à profusion se sont affichés. Pas d’apitoiement ou de détresse mais beaucoup de bon sens et une dose d’humour, comme sur Perroquet Mania où l’on apprend par exemple:

  • Qu’il ne faut pas arroser un perroquet coincé dans un arbre pour l’empêcher de voler car il prendrait froid (merci de préciser quand arroser l'oiseau est la première chose à laquelle on penserait)
  • Que quand un perroquet regarde tout sauf son maître alarmé au pied de l’arbre, ce n’est pas forcément par nostalgie des grands espaces, mais par peur des prédateurs dans le ciel. (là, on casse un mythe)
  • Que le fuyard coincé dans l’arbre ne s’élancera pas vers son maître à sa seule vue, mais qu’il exigera d’être récupéré par celui-ci comme à la maison. (rien à dire, respect)


Enfin, Gavrix a découvert que ces créatures n’étaient pas aussi inoffensives qu’on le pensait et souhaite désormais vivement acquérir un perroquet guerrier en guise de garde du corps.

C'était les errances de Gavrix sur le web...

19 juin 2007

Doll face - moment de délicatesse

C'est pur, c'est court! Instant de délicatesse via New-Art.blogspot. Faites une pause pour regarder cette vidéo d'animation.

17 juin 2007

Soyez rassurés avec ces nouvelles publicités!

Cher lectorat, Gavrix s’est dit qu’un petit grommellement s’imposait. Une fois de plus, visionnant en toute innocence sa petite lucarne, Gavrix tomba par hasard sur deux œuvres de l’artisanat publicitaire dont il fallait absolument parler dans Groins et Noeuds.

Cette fois-ci, nos annonceurs, aidés de leurs publicitaires, se sont attaqués à deux thèmes fondamentaux de l’existence humaine. Il s’agit de la vie et de la mort, ou plus précisément de la naissance et du décès.

Commençons par le décès avec la dernière campagne pour le contrat prévoyance Gan (visible à cette adresse ). Gavrix regardait les réclames défiler quand débuta un charmant film d'animation avec musique enjouée, couleurs débordantes, cercueils, fusées et avions. Au bout d’un moment Gavrix comprit qu’il ne s’agissait pas d’une œuvre de fiction pour enfants mais bien d’une publicité pour un contrat de prévoyance (en clair, une assurance décès) qui montrait comment un pauvre monsieur qui n’a pas pu suffisamment profiter de la vie a pu garantir le financement de l’éducation de ses enfants après son décès. On se demande d’ailleurs s’il n’a pas arrangé son décès, tellement tout le monde semble content de l’issue de l’histoire.

Après écoute attentive, on s’aperçoit que le décès n'est pas arrangé :

« Je suis mort ce matin ! » (Tiens, cette réplique me rappelle thanatorama)
« Ca, c’était pas prévu… » Ahhh, nous voilà rassurés!!! Parce que Gavrix commençait à croire que c’était la nouvelle solution pour assurer la subsistance de sa famille dans ce monde cruel. Sincèrement, on félicite les concepteurs de la campagne d’avoir trouvé un moyen de dédramatiser le décès. Mais cela ne change rien au fait qu’un décès est dramatique.

Enfin, le consommateur est rassuré et c’est l’essentiel.

Ensuite, encore sous le coup de l’émotion, Gavrix tombe sur une nouvelle merveille de la réclame où l’on voit quantité de génitrices épanouies à travers le monde s’acheminer vers l’hôpital afin de donner la vie à de merveilleux bambins hilares. Mais pourquoi rient-ils ? Médecins, infirmières et parents semblent étonnés. (Nous aussi, il comprendra plus tard ce qui l’attend.) Puis superbe conclusion : « Vous allez aimer l’avenir, nous y croyons. Mieux, nous y travaillons. »



Vous allez aimer l'avenir - PUB SUEZ
envoyé par mado88


C’est merveilleux et poétique, on se croirait au cinéma. Effectivement John Seale, oscar de la meilleure photographie pour « Le patient anglais » y a collaboré. La musique de « Little Miss Sunshine » a été ajoutée. On voit que l’annonceur s’est donné les moyens.

N’est il pas formidable qu’un grand spécialiste de marchés publics et de grands chantiers utilise la matière humaine comme matériau de base pour la construction de sa communication (remarquez, Groins et nœuds en a déjà parlé )? L’univers typiquement masculin de Suez est ici marié à l’univers féminin de la parturition, pour donner une impressionnante vision du développement durable. Le mariage peut en déranger certains, mais, après tout, la musique est jolie. Et puis la vision de Suez en sauveur de l’humanité est lyrique, voilà qui est rassurant.

Ce qui rassure est bien. Le chaland aime les messages rassurants. La vie est belle ! Et si on prenait un nouveau crédit

PS: Groins et Noeuds est conscient que le décryptage de publicités françaises peut ne pas intéresser le lectorat canadien, belge ou suisse. Gavrix vous invite chaleureusement à soumettre à grommellements les publicités de vos pays. Si matière à grommellement il y a, Gavrix en parlera!

Ils en parlent:
Les assureurs peuvent-ils parler de tout?
Pub Gan Assurance prévoyance
Vous allez aimer la pub!

13 juin 2007

Cadavre exquis de l'animation

Un régal pour les yeux. Ooooohh! Ils ont même tenté d'insérer un message ...



Maintenant que vous avez vu la vidéo, sachez que les trois séquences qui la composent ont été réalisées par trois équipes créatives différentes. Pour plus d'informations, c'est sur Psst! Pass it on

10 juin 2007

Long métrage indépendant sur le Net - Four Eyed Monsters


Apparemment, un long métrage indépendant fait parler de lui sur le Net. Tourné par deux new yorkais, Four Eyed Monsters est en réalité un projet multi-média, qui integre un podcast, un long métrage et une opération d'autopromotion sur le net. Sa première diffusion eut lieu en 2005 lors d'un festival de cinéma indépendant. Depuis, ses créateurs arpentent d'autres festivals et promeuvent leur film de 71 minutes grâce à leur site et aux podcasts.

Le lecteur intéressé trouvera tous les détails sur le parcours et la promotion du film sur le site des Four Eyed Monsters, qui contient également quelques liens intéressants pour les cinéastes indépendants.

Le film est vendu en DVD sur ce site, mais la dernière trouvaille d' Arin et Susan a été de poster leur film en intégralité sur YouTube. La seule chose demandée en échange à l'internaute est de s'inscrire sur un portail communautaire de cinéma, qui en échange de chaque inscription reverse 1 dollar aux deux réalisateurs. L'objectif de Arin et Susan est d'atteindre les 100'000 dollars en une semaine, à partir du 8 juin. Comme vous le voyez sur l'image, au moment de mon inscription la somme a dépassé les 10'000 dollars.

Courageuse entreprise de nos deux jeunes créatifs, qui mérite d'être remarquée. On regrette seulement que le thème du film manque d'originalité.

Arin et Susan vont-ils atteindre leurs objectifs? Affaire à suivre.


8 juin 2007

Talents à la pelle?

Ces derniers temps, il semblerait que les concours de talents pullulent sur Internet. Au gré des nouvelles inventions des sites initiateurs de concours, des hordes de jeunes gens créatifs se précipitent sur les défis qui leur sont proposés dans le but de proclamer leur génie au monde entier.

Prenons l’exemple des trois derniers concours ayant récemment attiré l’attention de Gavrix. Wat The Fuck (vous ne rêvez pas, c’est bien le titre du concours) cible les musiciens en herbe et propose de gagner un contrat avec la maison de production EMI. Du côté de Blogauteurs et la maison d’édition Plon, il s’agit de dénicher le futur écrivain à succès chez les blogueurs. Pas de contrat à la clé chez Blog Bang, mais la possibilité de devenir célèbre en tant que créatif publicitaire en concevant la publicité d’inauguration de «la plateforme publicitaire qui donne la liberté aux internautes de s’exprimer et de créer des messages publicitaires sur les marques qu’ils aiment». (Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours rêvé d’une telle plateforme).

Les slogans sont aguicheurs, les animateurs se veulent convaincants. Sur WAT on nous annonce ainsi «La plus grande opération de détection de talents de toute l’histoire du Net». Sur Blog Bang, on est plus direct : «Be Famous, Make Money» (imaginez, le gagnant du premier concours remportera un MacBook Pro 17’’, le début de la fortune). Et, bien sûr, les sites affichent une ambiance groove, jeune, branchée, tentant de redonner du glamour à des industries sclérosées.

Sincèrement, quel sentiment génèrent ses concours?

L’impression d’observer une industrie en crise qui ne fait plus rêver, ne crée plus, mais ne veut pas pour autant céder le pouvoir à l’artiste. Mais, dans le message envoyé par le biais des concours, les rôles sont inversés. Les créatifs apparaissent comme demandeurs et les diverses maisons de production comme les pourvoyeurs bénis de contrats. Le message peut également donner le sentiment d’une dépréciation des talents sous l’effet volume. En effet, les talents abondent, à tel point qu’il suffit de lancer des concours pour cueillir des jeunes créatifs soi-disant naïfs et affamés.

Tout ceci occulte l’aspect de la création qui réside toujours et avant tout dans le travail et la durée. C’est cet aspect qui assigne une valeur marchande à la prestation du créatif que les maisons de production s’efforcent d’oublier. Ici, les talents se découvrent, gratuitement, tels des champignons ayant poussé après la pluie. Dans la vraie vie, un jeune qui est parvenu au stade de la maquette/tapuscrit a déjà longuement travaillé pour trouver sa voie artistique, définir son style et achever sa première œuvre. En réalité la part de talent est souvent moindre que celle du travail.

Et que se passe-t-il du côté des jeunes concurrents créatifs?

A la différence d’une prospection traditionnelle (envoi de maquettes, de tapuscrits, de books) qui respecte la relation bilatérale entre le créatif et le producteur, les concours projettent l’artiste dans la masse de ses semblables et annihilent toute individualisation. Pas de rapport privilégié avec l’interlocuteur, pas d’appréciation absolue sur les qualités de l’œuvre… Les concours favorisent la comparaison et les appréciations relatives. Pour un artiste se sentant par nature unique, cette plongée dans la masse peut déstabiliser.

Les intentions des initiateurs de concours apparaissent obscures. Certains cherchent à générer du trafic et des revenus publicitaires sur leur site. D’autres à créer un buzz médiatique… La plupart tentent de surfer sur la vague «vu sur MySpace» ou «vu sur Internet», pour éviter d’être dépassés par la montée de l’autopromotion artistique, mettant sérieusement en péril la suprématie des producteurs. Alors on plante des décors illusoires, on flatte l’ego et on empoche. Tiens, ça fait penser à la fête foraine dans Pinocchio…

Grommellements.

Photos par ordre d'apparition: é pá par antosousa, dig this! par Andreas Rheinhold, Shovel par Scott Foy toutes trois sous licence Creative Commons

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